Avec l'envolée des cours des métaux, le cuivre en tête de file , la tentation de vol est grande, tant pour les petits délinquants que pour les bandes organisées. Que ce soit sur les chantiers de constructions, sur les lignes SNCF, les usines ou entrepôts, ou même encore dans les exploitations agricoles utilisant des systèmes d'alimentation électrique du matériel d'irrigation, rien n'échappe à la voracité des chercheurs d’or rouge !
L’envolée du cuivre
En deux ans, le cours du cuivre a triplé pour dépasser la semaine dernière 7 500 Euros la tonne ! Du jamais vu !
Différentes causes à cela… La demande chinoise tout d’abord, soutenue par la construction et l’industrialisation du pays, absorbe à elle seule plus de 40% de la production mondiale de cuivre ! Les États-Unis suivent de près, sans compter les pays émergents, eux aussi demandeurs.
Face à cela, l’offre n’est pas au niveau : grèves dans les mines chiliennes, ouragan sur le producteur australien, ... Le cuivre se raréfie poussant à la flambée des prix.
Les autres métaux suivent
Avec des hausses spectaculaires, l’aluminium, le zinc, l’étain ou le nickel attirent eux aussi les convoitises. Tous suivent la tendance et ont atteint leur plus haut niveau, tout comme le cuivre, le 7 février dernier.
En octobre dernier, ce sont ainsi 11 tonnes de nickel qui ont été dérobées sur le site d’Arcelor Grande-Synthe, le préjudice s’élevant à l’époque à 220 000 Euros.
La France prend des mesures
En France, le nombre des vols de métaux a doublé en 2010 par rapport à 2009. Le week end dernier encore, un vol de câbles de cuivre a touché le tunnel de Thiais (Région Parisienne), provoquant l’interruption des fonctions de désenfumage, d'éclairage, de ventilation et de vidéo-surveillance de l'ouvrage.
Pour tenter d'enrayer ce mouvement d’ampleur, le ministère de l'Économie a récemment publié un décret qui fixe désormais à 500 Euros maximum les paiements en espèces de métaux ferreux et non ferreux, au lieu de 3 000 Euros auparavant.


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