Il n'y a pas que les poubelles des particuliers qui débordent. Les supermerchés, intermarchés et industries agro-alimentaires, premiers producteurs et fournisseurs de produits alimentaires, regorgent encore plus d'invendus, de produits périmés ou encore de chute de production. Une perte sèche pour ces acteurs mais aussi pour l'environnement car, pour ces produits, l'incinérateur était la principale porte de sortie. Une "fin de vie" qui a des chances de prendre une nouvelle orientation grâce à la mise en place, par SITA, du premier Bio-conditionneur.
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Le principe du bio-conditionneur
Il s'agit d'un procédé plus qu'intéressant sur le plan de la gestion globale des déchets alimentaires bruts et emballés. Sa première fonction : broyer les aliments de toutes sortes : fruits, légumes, viandes, soupes. Mais surtout, ce procédé à la faculté de broyer les produits pré-emballés et de les séparés ensuite de la manière organique obtenue. Avec cette machine, nous avons enfin le moyen de récupérer 90% de la matière organique et de la router vers les usines de méthanisation pour fabriquer du biogaz, suite à sa fermentation. Quant aux résidus issus des emballages, ils seront tout simplement envoyés vers des incinérateurs pour la fabrication d'énergie.
On optimise ainsi toute la gestion de ces déchets en les orientant vers les meilleures pistes de valorisation. On parle alors de valorisation dite noble.
- Une première en France
Ce type de procédé existe depuis environ une dizaine d'année en Allemagne et en Suisse. Ce n'est peut-être pas un hasard si l'installation de ce bio-conditionneur, se fait en Alsace avec le concours de SITA sur son site de Rohrschollen. En s'inspirant de ce que fait SITA Deutschland, qui exploite déjà 10 bio-conditionneurs outre-rhin, SITA Alsace investit 1,2 millions (financé à hauteur de 20% par l'ADEME) pour l'implantation de ce bio-conditionneur.
Avec une capacité de traitement de 12 000 tonnes de déchets organiques, puis 24 000 tonnes à terme, la production annuelle de bio-gaz attendra près de 3 millions de m3. Un rendement qui devrait s'avérer suffisant quant on sait que la production alsacienne de déchets organiques avoisine les 30 000 tonnes par an.
Avec la mise en place de ce nouveau système de traitement, l'industriel fera de substantiel économie tout en étant en phase avec le Grenelle de l'environnement (les déchets industriels banals doivent atteindre un taux de recyclage de 75% d'ici à 2012).
On ne peut qu'applaudir l'initiative de SITA et espérer que l'expérience soit étendue et proposée sur l'ensemble du territoire.


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