La consommation des pneus est plutôt prolifique....et dans la boucle des produits issus du recyclage, cela donne naissance à des granulats de caoutchouc, une matière pleine de débouchés. Ce produit, qui connaît une expansion, tant en valeur qu'en volume, devient l'un des composants centraux dans le production du gazon synthétique.
- Granulat de caoutchoucs ?
Le « granulat », mais aussi la « poudrette » et la « fibrette » de caoutchouc sont issus du rechapage ou du broyage (granulation) ou encore de la micronisation (pour la poudrette, très fine) des pneumatiques. Ces granulats de caoutchoucs entrent dans la fabrication de roulettes, de revêtements de sols (aires de jeux ...), de semelles, de produits d'étanchéité, d'isolation phonique... et de gazons synthétiques.
- Le gazon synthétique, une nouvelle filière pour les granulats :
L'avantage d'un gazon synthétique, c'est son faible besoin hydrométrique. Moins gourmand que les terrains naturels, sa diffusion, à plus grande échelle, permettrait également de limiter les émissions de gaz à effet de serre (moins de tonte de pelouse), un entretien plus facile, moins onéreux et une qualité de surface de jeu égale à un gazon traditionnel. Autant dire que le gazon syntétique à un bel avenir devant lui et en possédant ces critères strictes de performances, le nombre de terrain en gazon synthétique devrait certainement atteindre, en France, 350 en contre 25 en 1998.
Des nombreux avantages que la Fédération Française de Football a, bien entendu, relevé puisqu'elle stipule "qu'une aire de jeu réalisée en gazon synthétique à granulats d'élastomère permet un classement en toutes catégories nationales". Pour les néophytes, cela veut dire que les footballeurs peuvent aussi bien jouer sur un revêtement naturel que synthétique.
Un marché en plein expansion qui profite à des sociétés, comme Regène, spécialisées dans le traitement des pneumatiques, aussi bien en France qu'à l'étranger.
A vos crampons !


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