- Papier Carton Europe et Export
L’incertitude continue de planer sur la sphère papetière : le secteur ne bénéficie que de façon marginale des divers plans de relance et les perspectives moroses n’encouragent pas les assureurs crédits à appuyer le secteur. Les deux derniers mois ont connu un écart de prix irréaliste entre les achats européens et asiatiques et ce mois ci, la différence s’amenuise. Les sortes basses sont soumises aux stocks importants des clients. Les sortes hautes sont clairement concurrencées par la pâte vierge dont le prix a diminué.
L’impact de la baisse de l’activité des industries et des ménages se fait ressentir avec une baisse des tonnages d’environ 20%
Les marchés à l’export sur lesquels nous avions comptés pour dynamiser le marché européen se tendent progressivement. Plusieurs raisons, les hausses de l’euro et du taux de fret d’une part et d’autre part, des mesures du gouvernement chinois avec l’augmentation des taxes à l’importation et un contrôle systématique des conteneurs en provenance des zones à risque de grippe… Les ports se bloquent, les prix se crispent…la baisse sur les films PEBD est notable. Sur le marché européen, les prix restent difficiles notamment sur le PET, le PC et le PA. Quelques sursauts de marchés apparaissent et il faut rester vigilant.
La situation liée à la tempête Klaus reste pour le moment à l’arrêt : les aides de l’état, indispensables à l’organisation de l’évacuation des tonnes, se font attendre et la filière s’impatiente.
Le bois énergie connaît une baisse normale de l’activité en ce début de la période estivale. Les fournisseurs se sont activés pour répondre aux appels à projet du BCIA et du CRE3 : la participation a été particulièrement importante.
A moyen terme, dès le début de la saison de chauffe, il se peut que l’offre de bois soit inférieure à la demande des chaudières donc une légère hausse pourrait apparaître. Du coté des panetiers, les prix restent stables malgré une baisse de leurs ventes : la faiblesse des tonnages mis à disposition par les centres de tri et la hausse des coûts énergétiques et du pétrole et produits dérivés sont la principale raison et permet d'équilibrer ce marché et de profiter de quelques bons prix spots.
La conjoncture européenne reste morose avec des usines dont les pertes s’accumulent, les arrêts machines se multiplient en raison de la baisse d’environ 20% de la demande et de la prudence au niveau de la gestion des stocks. Même si la mise à disposition de matière décline, le marché reste excédentaire et les conditions de contrats peuvent être modifiées. Cependant, certaines papeteries sont parvenues à un point d’équilibre du deuxième semestre pour les ventes aux usines ne s’étant pas constituées de stocks annexes à bon prix comme l’ont fait certaines usines. Des prévisions de stabilité, voir de remontée des prix dans un futur proche, paraissent réalistes. C’est plutôt bon signe à l’approche du début
La situation est plus que tendu sur le marché européen du recyclage et de la fabrication du verre principalement en raison des marchés avals que sont l’automobile et le BTP. Seule paradoxe la France, les stocks augmentent et la demande des verriers diminue effet ciseaux … non : la guerre commerciale que se livre des opérateurs, a un impact sur le prix de reprise des calcins qui se maintien.
La situation depuis trois est identique, il existe un ralentissement avec des prolongations des arrêts dit « technique » et des fermetures.
Le marché export crée la demande, le Near Shore est cahin-caha et le Far East a bénéficié des 11% de progression des ventes automobile en chine. Sur les Non Ferreux les stocks mondiaux se sont transférer vers l’Asie avec des prix en légère hausse. Nous sommes sur des baisses de marchés Spot, mais les rebonds sont techniquement durables.
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